La tumultueuse histoire d’amour de la princesse Maud et d’Etienne de Blois, descendants passionnés de Guillaume le Conquérant.

1125: Henri Ier, fils cadet de Guillaume le Conquérant, règne sans partage sur l’Angleterre et la Normandie toutes deux réunies sous sa bannière. Ses deux frères aînés, héritiers du tröne avant lui, ne risquent plus de lui porter ombrage: l’un est dans la tombe depuis dix ans, disparu opportunément dans un mystérieux ” accident”; l’autre, séquestré à vie, a fini ses jours dans une geôle.

Le roi pourtant est obsédé par sa succession. la mort qu’il a tant souhaité pour ceux qui le gênaient, lui a ravi son fils, légitime noyé en mer. Ne demeurent donc pour ceindre après lui la couronne, que son neveu Etienne de Blois et sa fille, la princesse Maud. Mais Maus est une femme, et jamais femme encore n’a été reine d’Angleterre…

Devant cette alternative qui le tourmente, Henri décide finalement d’influer, selon son bon vouloir, le cours du destin. Mais naît, à son insu, une imprévisible et secrète passion entre les deux cousins, rivaux, sans le savoir de la même couronne. Entraînés corps et âme dans une irrestible et coupable liaison, ils se condamnent pour toujour à dissimuler au monde leur bonheur interdit.

C’est cette tumultueuse histoire d’amour et de chevalerie, de haines et de traîtrise, de larmes et de sang, de déchirements et de renoncements, dominée par l’inoubliable visage de la princesse Maud, française et anglaise par ses origines, qui est contée ici avec ferveur et sensibilité. Bien difficile, tout au long de cette fresque romanesque et celle propre à la vérité historique, tant surgissent du passé, convaicants et réels, tous les personnages du drame.

Reste en tout cas pour le lecteur le plaisir très rare de partager intensément page après page, la pathétique destinée d’un femme, unique sans les annales de l’amour et de l’Histoire.

J’ai beaucoup aimé ce roman, qui mélange fiction et histoire. Le récit est pourtant fictif, mais cela n’enlève rien à la qualité du roman, au côté historique. Vraiment prenant. 4.75/5