Ce délicieux roman retrace l’aventure d’un frère et d’une soeur d’origine Américaine, mais ayant passé leur vie dans la societé raffinée et les salons des grandes capitales européennes, qui rendent visite à leur cousins de Boston.

Félix, 28 ans, est peintre. Bohème, naïf, et plutôt bon enfant, aimant les plaisirs sains, le mode de vie simple et dépouillée de la Nouvelle-Angleterre n’est pas sans lui déplaire. Au contraire, il y est comme un poisson dans l’eau.
En revanche, Eugénie, la grande soeur, liée par un mariage morganatique à un prince Allemand, juge avec sévérité ce monde sans joie et sans plaisirs, austère qui heurte sa coquetterie, son goût des mondanités et de la conversation.
En Nouvelle-Angleterre, ils rencontrent leurs parentés.
Il y a d’abord M.Wenworth, l’oncle bon, qui a le sens du devoir et des responsabilités, qui a vécut une vie pieuse, conveannte, sans fantaisie.
Charlotte Wenworth, l’aînée de ses filles, la plus sage, qui voue une admiration sans bornes à M. Brand, qu’elle voudrait voir épouser Gertude dont elle craint l’imagination, et l’extravagance.
Gertrude Wenworth, la fille cadette, si différente de sa soeuret du reste de son entourage. Elle est considérée comme l’originale de la famille, imaginative, éprise d’ailleurs, elle ne peut laisser son esprit libre et imaginatif s’épanouir auprès d’une famille si conventionnelle et austère. Et ce jusqu’à l’arrivée de ses cousins, et en particulier de Félix, ce cousin venu d’une contrée si lointaine, dont elle admire le caractère, l’exotisme, le savoir.
M.Brand, pasteur qui se considère comme celui qui amènera Gertrude dans le droit chemin, et qui semble pleinement emplit de ce rôle.
Robert Acton, près de la quarantaine, un ami de la famille, célibataire éternel et libre, qui très vite se trouve charmée par Eugénie, par son esprit, son imagination.
L’arrivée d’Eugénie et de Félix, êtres considérés comme assez fantasques, originaux, va provoquer bien des remous dans ce cercle familial fermé, où règne une certaine monotonie. Leur passage ne sera pas sans conséquences. Et peut-être que les plus étroits d’esprit ne sont pas ceux qu’on pense…

Ce roman est une satire légère, tout en grâce et en finesse des moeurs puritains de l’Amérique décrite à travers les rapports entres ces deux charmants aventuriers et la société Bostonienne des années 1840. J’ai vraiment apprécié cette lecture, très agréable, teintée d’humour, léger. Note:4.75/5