Au fil des brefs capitres alternés, c’est le destin de la pâle et touchante Marie-Louise, qui finit ses jours en marge des gens dits “normaux” qui nous est raconté. Tandis que nous reviennent par bouffées les souvenirs banals et atroces, d’un passé qui refuse de se laisser oublier:
Son mariage (non consommé) avec Elmer, un petit commerçant de la ville, qui représentait pour elle la modernité, la nouveauté.
Sa cohabitation difficile avec ses deux belles-soeurs, qui étaient là à guetter le moindre faux pas, qui ont vu l’arrivée de Marie-Louise dans leur vie bien établie, et dans leur famille comme une intrusion. Et qui ne reculaient devant rien, pour lui faire comprendre qu’elle n’etait pas désirable chez elles.
Et surtout son amour tendre pour son cousin malade, avec lequel elle se sentait tant en harmonie, avec lequel elle lisait avec bonheur les oeuvres de Tourgueniev, mais qu’elle finira par perdre…
J’ai été réellement surprise, touchée par ce roman, triste par ailleurs. Pourtant rien ne le laissait présager. Rien d’exceptionnel dans l’intrigue de ce roman, si intrigue il y a; Ce qui estracontée, ce n’est que le destin d’une femme ordinaire. Et pourtant, au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire, et l’air de rien, on est pris à la gorge, ému (surtout à la fin). Sous les apparences d’une histoire banale, c’st un magnifique roman sur la solitude, et l’amour, et ce au delà de la mort.
septembre 9, 2009 at 4:44
Bonjour, j’ai lu ce roman il y a plusieurs années, très bien en effet. Bonne soirée.